GREEN DAY
Green Day est un trio de punk rock californien formé en 1989 et composé du guitariste et chanteur Billie Joe Armstrong, du bassiste Mike Dirnt et du batteur Tré Cool. À l'origine, le groupe faisait partie de la scène punk à Berkeley en Californie et leur deuxième album Kerplunk attire l'attention, et c'est ainsi qu'ils signent avec le label majeur Reprise Records en 1993. C'est ensuite qu'ils créent l'album Dookie en 1994 qui remporte un immense succès: le groupe devenant ainsi (à l'époque) "le plus grand groupe du monde"[1]. Green Day, avec d'autres groupes tels que Rancid et The Offspring, est également crédité pour avoir relancé l'intérêt du punk dans le monde entier.[2][3] Le groupe poursuit avec les albums Insomniac, Nimrod et Warning entre 1995 et 2000. Ces albums n'atteignent pas le succès commercial de Dookie, mais se vendent tout de même relativement bien. En 2004, le groupe sort l'album American Idiot, qui devient un succès commercial et critique, popularisant le groupe à une nouvelle génération.[4]
Green Day a vendu plus de 70 millions d'albums dans le monde entier[5], dont 25 millions aux États-Unis[6]. Ils ont aussi récolté de nombreux prix, dont trois Grammy Awards pour Dookie, American Idiot et la chanson Boulevard Of Broken Dreams.
À l'âge de 12 ans, Tré Cool devient membre du groupe The Lookouts. Leur album attire rapidement l'attention et le jeune Tré commence à se produire au club punk de Berkeley en Californie, 924 Gilman Street. De leur côté, Armstrong (14 ans) et Dirnt (14 ans) forment le groupe Sweet Children en 1986, avec Armstrong au chant et à la guitare et Dirnt à la basse et aux ch½urs.[7] Ils commencent à jouer en 1986 au Rod's Hickory Pit à Rodeo en Californie. En 1989, les « Sweet Children » se renomment « Green Day » d'après une journée passée a fumer de l'herbe (« journée verte »)[8]. Ils ajoutent rapidement Al Sobrante (né John Kiftmeyer, batterie) au groupe et recherchent un contrat pour un enregistrement.[9]
Grâce à leurs premières tournées aux Etats-Unis en 1988 et 1989, le groupe signe un contrat cette même année avec Lookout! Records, le label punk tenu par le meneur du groupe The Lookouts, Lawrence Livermore. Ils sortent par la même occasion leurs premiers maxis 1,000 hours, Slappy et 39/Smooth en 1990, avec des chansons traitant principalement d'amour.[10] Lawrence Livemore décrit l'un de leurs concerts comme digne d'un concert des "Beatles jouant au Shea Stadium".[11],[12] L'année suivante (1991), ils produisent l'album 1,039/Smoothed Out Slappy Hours, une compilation de leurs 3 maxis. Al Sobrante quitte alors soudainement le groupe pour partir à l'université, et Tré Cool est engagé comme remplaçant temporaire. Quand Armstrong et Dirnt s'aperçoivent que Al Sobrante n'a pas l'intention d'être un membre du groupe, il est remplacé définitivement par Tré Cool.[13]
Ils retournent ensuite en studio pour produire leur deuxième album, Kerplunk, en 1992, qui vend 50 000 copies aux Etats-Unis, ce qui est considéré comme beaucoup pour un album punk indépendant de l'époque.[14] Ceci attire l'attention de Reprise Records, et une série de tournées à domicile et en Europe plus tard, le groupe signe avec Reprise en avril 1993, quittant Lookout! amicalement.
Après le "fiasco" de Warning, la sortie du nouvel album est très attendu, le doute régnant sur la direction musicale que prendrait le groupe. Donc, en 2004, le groupe sort l'album American Idiot. Cet album est quasi-unanimement considéré comme leur plus ambitieux, puisqu'il s'agit d'un opéra rock (l'album raconte une histoire, celle du Jesus of Suburbia), qui comporte deux chansons atteignant les 9 minutes (Jesus of Suburbia, Homecoming). A travers le personnage de J.O.S. (Jesus Of Suburbia), l'album veut refléter la situation dans laquelle vivent les américains d'apres le groupe, et les sujets de l'album sont donc variés (rébellion, dépression, drogue, amour, joie, rage...). Il est aussi intéressant de noter que le groupe laisse un peu tomber ses racines punk niveau musique et s'oriente plus dans la musique commercial avec chansons plus lentes comme Boulevard Of Broken Dreams, Are We The Waiting, ou Wake Me Up When September Ends le groupe perd un public punk . American Idiot rencontre un vaste succès commercial (l'album vend plus de 250 000 copies dans sa première semaine) comme un album politiquement engagé contre le président des États-Unis George W. Bush, "l'american idiot". Cet engagement politique est particulierement clair dans le premier single American Idiot (chanson), qui atteint a la 1e place des charts. Ce succès est suivi, encore mieux, par Boulevard Of Broken Dreams qui reste un record de 16 semaines a la 1e place du hit-parade; les derniers singles sont Holiday et Wake Me Up When September Ends qui atteignent respectivement la 1e et la 2e place.[30] L'album reçoit de très bonnes critiques et atteint la 1e place des charts en une semaine, ce qui permet à Green Day de redevenir un groupe de rock parmi les plus populaires et reconnus. En 2005, c'est la consécration pour le groupe qui rafle grand nombre de prix lors des cérémonies. Il gagnent 7 MTV Video Music Awards pour les chansons American Idiot (chanson) et Boulevard of Broken Dreams et un Grammy Award pour le "meilleur album rock" de l'année. L'album se vendra finalement à 7 millions d'exemplaires aux Etats-Unis et plus de 20 millions dans le monde, devenant l'album le plus vendu de l'année 2005 et le plus vendue de l'histoire du groupe.